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« Pouvez-nous
présenter
rapidement
le
réseau
que
vous
dirigez,
son
fonctionnement
ainsi
que
les
objectifs
que
vous
poursuivez ? ».
MM
:
EuropeanPWN
rassemble
des
réseaux
de
femmes
professionnelles
dans
douze
grandes
villes
européennes
avec
plus
de
2000
membres.
Notre
objectif
est
la
promotion
professionnelle
des
femmes,
à
travers
le
"networking"
et
l'échange
de
"bonnes
pratiques".
Ces
échanges
sont
facilités
par
une
plateforme
intranet
très
performante,
permettant
d'assister
à
des
évènements
dans
toute
l'Europe,
d'initier
des
contacts
professionnels,
de
trouver
un
"mentor"…
Nos
membres
sont
très
diplomés,
ambitieux,
et
ouverts
sur
l'international.
« Seulement
8%
des
sièges
dans
les
conseils
d’Administration
en
Europe
sont
occupées
par
des
femmes.
Quel
est,
selon
vous,
le
principal
obstacle
à
l’accession
des
femmes
aux
fonctions
dirigeantes ? ».
MM
:
Effectivement,
l'étude
effectuée
par
EuropeanPWN
en
2004
montre
que
peu
de
femmes
sont
présentes
sur
les
conseils
européens
(aux
Etats-Unis,
le
chiffre
comparable
est
de
14%).
Les
obstacles
sont
nombreux
mais
je
citerai
en
priorité
une
faible
volonté
des
entreprises
pour
diversifier
leurs
conseils.
Car
il
est
clair
que
cela
ne
se
fera
pas
sans
cette
volonté.
« Ne
pensez-vous
pas
que
les
femmes
pratiquent
également
une
sorte
d’autocensure
par
rapport
aux
ambitions
professionnelles
qu’elles
pourraient
nourrir ?
Si
oui,
pourquoi
? ».
MM
:
Il
est
plus
facile,
et
presque
naturel,
pour
un
homme
qui
a
fait
des
études
supérieures
de
se
projeter
dans
un
rôle
de
dirigeant.
Il
ne
se
pose
pas
trop
de
questions
et
fonce.
Pour
une
femme,
c'est
plus
complexe:
les
modèles
de
femmes
dirigeantes
sont
rares
(ou
alors
invisibles)
alors
que
le
modèle
de
mère
épanouie
est
partout.
Et
pourtant,
les
femmes
que
je
côtoie
dans
le
réseau
EuropeanPWN
sont
ambitieuses
–
pour
leur
vie
professionnelle
comme
pour
leur
vie
de
famille.
Elles
travaillent
beaucoup
et
ont
des
idées.
Le
problème
se
pose
peut-être
plutôt
au
niveau
de
notre
comportement:
nous
avons
moins
tendance
que
nos
collègues
masculins
à
demander
une
promotion
ou
une
augmentation,
d'où
une
perception
d'ambivalence.
« Quelles
solutions
concrètes
proposez-vous,
quelles
initiatives
mettez-vous
en
place
en
faveur
de
la
promotion
des
femmes
au
sein
de
l’entreprise? ».
MM
:
L'action
de
notre
réseau
se
décline
à
deux
niveaux:
-une
réflexion
sur
les
carrières
féminines
et
les
solutions
qui
permettraient
d'assurer
d'une
part
une
plus
grande
mixité
dans
les
équipes
dirigeantes
et
d'autre
part
une
meilleure
gestion
des
carrières
féminines.
C'est
notre
rôle
de
Think
Tank.
-des
activités
de
"networking"
qui
permettent
à
nos
membres
d'élargir
leurs
contacts
et
connaissances
professionnelles
et
de
trouver
l'énergie
qui
vient
de
échanges
avec
des
personnes
partageant
les
mêmes
ambitions
Notre
présence
dans
douze
villes
européennes
permet
de
recenser
des
initiatives
assez
variées
qui
diffèrent
sur
de
nombreux
plans
des
approches
"diversity"
américains.
La
carrière
d'une
femme
ne
peut
pas
se
gérer
exactement
comme
une
carrière
d'homme.
Aux
entreprises,
et
aux
femmes,
d'en
prendre
conscience
et
d'inventer
de
nouveaux
parcours.
Nous
espérons
encourager
cette
prise
de
conscience
et
promouvoir
un
partage
des
"meilleures
pratiques".
« La
fondatrice
d’EPWN,
Avivah
Wittenberg-Cox,
interviendra
lors
du
Forum
sur
le
thème :
« You
are
the
networks
you
belong
to ».
Pensez-vous
que
l’appartenance
à
un
« réseau »
soit
aujourd’hui
indispensable
pour
réussir
professionnellement quand
on
est
une
femme
?
Est-ce
une
démarche
spontanée
entreprise
par
la
plupart
d’entre
elles,
comme
cela
semble
l’être
pour
leurs
homologues
masculins ? ».
MM
:
Je
pense
que,
dans
un
monde
professionnel
de
plus
en
plus
complexe
et
de
plus
en
plus
changeant,
il
est
indispensable
pour
tout
le
monde,
homme
et
femme,
d'élargir
son
champ
de
vision
en
participant
à
des
réseaux,
que
ce
soit
des
réseaux
informels
de
club
de
golf,
ou
des
réseaux
professionnels
ou
sectoriels.
Pour
les
femmes,
se
rajoute
le
fait
que
combiner
carrière
et
responsabilités
familiales
reste
compliquée,
notamment
à
la
trentaine,
et
que
l'échange
avec
d'autres
femmes
permet
à
chacune
de
bâtir
son
propre
parcours.
« Comment
interprétez-vous
l’arrivée
d’une
femme,
Laurence
Parisot,
à
la
tête
du
Medef ?
Pensez-vous
que
cette
élection
marque
un
tournant
et
facilitera
l’ascension
des
femmes
aux
postes
de
responsabilités
? ».
MM
:
Je
crois
et
j'espère
que
cela
marque
un
tournant.
D'abord,
parce
que
Laurence
n'hésite
pas
à
parler
en
tant
que
femme.
C'est
nouveau.
Et
parce
qu'elle
donne
une
image
de
l'entreprise
plus
jeune,
plus
diverse.
Les
commentaires
de
la
presse
suite
à
sa
nomination
avaient
également
un
ton
nouveau,
présentant
le
fait
qu'elle
soit
une
femme
comme
une
vraie
opportunité
stratégique
et
non
simplement
une
curiosité.
« Le
Women’s
Forum
for
the
Economy
and
Society
va
donner
la
parole
aux
femmes
sur
tous
les
grands
enjeux,
actuels
et
futurs,
de
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